Ben apparemment on est favorable à une suite de mon histoire... merci !
Chapitre 2
Comme le pensait Tara, elle et Cal montèrent effectivement sur Galant (contre sa volonté, le pégase se sentait fatigué), et s'en allèrent par la fenêtre du donjon (l'Impératrice voudrait dire merci à Isabella Duncan pour l'idée et celle-ci va lui répondre que de rien et après Lisbeth va dire...). Le ciel, bien qu'il soit bleu, était parcouru par de milliers de petits vents. Cal hurla pour couvrir leurs plaintes :
- OOU OON DOOIT ALLERRRR ?
- JE NE SAIS PAAS, JE CROOYAIS QUE TU LE SAVAIIIIS !
- TIENS, JE PENSAIS LAA MEME CHOOSE !
- CAA NOOUS AAVAANCE PAAAAS !
- MERCII JE LE SAVAIIIIS !
Tout en continuant cette discussion animée, ils réussirent sans encombre à se rendre devant la Porte de Transfert de Travia, (Galant n'était plus fatigué, il était juste tenté de tomber dans les pommes) où heureusement Moineau, Fabrice et Fafnir étaient debout à les regarder avec un gr... non... immense sourire. Tara fut la première à parler :
- C'est toi qui as invité ce comité d'accueil ?
Cal répondit aigrement :
- Pfft je t'aurais prévenue avant !
- Merci... mais alors qui est-ce...
Tara regarda le garçon brun aux yeux noirs qui courut vers eux, essoufflé et vêtu d'une robe violette, mais qui ne souriait pas du tout. Il cria :
- Tara ! Maître Dragon veut te parler !
Il fallut peu de temps à Tara pour assimiler la quantité d'informations qui étaient pénétrées dans son cerveau, contrairement à Cal qui était bouche bée :
- Salut, Jeremy ! C'est Maître Chem ? D'accord ! A tout de suite !
- Euh, Tara ? Sois prudente !
La sorcelière savait que Jeremy n'aimait pas les dragons, à cause des précédentes aventures qui leur été arrivées. Elle répondit :
- Au nécessaire, vous irez me sauver !
Cal marmonna à la place de Jeremy :
- Ouais, ben au nécessaire on évitera, juste pour ne pas se retrouver avec une tête en moins.
La jeune fille s'éloigna sans répondre vers le bureau de Maître Chem où elle y retrouva le petit dragon et la licorne qui gardaient l'entrée du bureau :
- Alors, dit le petit dragon, on revient faire des bêtises ?
- Tais-toi Philibert (ah bon ? Le dragon s'appelait Philibert ?), réprimanda la licorne, laisse-la passer !
- Primo, je préfère qu'on m'appelle de mon vrai nom, Philibertoncheturavu (Tara pensa : pfft toujours des noms impossibles !), deuxio, oui j'y vais !
L'air grognon, il alla prévenir Maître Chem, puis après quelques secondes, il fit :
- C'est bon, allez-y.
La porte s'ouvrit, laissant apparaître le bureau de Maître Chem, nappé des incontournables vaches. Le dragon était sous sa forme naturelle et tonna :
- Ah, Tara ! Ca va ?
Malheureusement, ça risquait de ne pas être le cas, vu que Chem éjecta avec son aimable question une belle flamme qui allait faire de Tara une aussi belle merguez. Mais Tara forgea un bouclier. Magique. Et la flamme fut renvoyée à l'expéditeur. Qui s'en prit plein le ventre. Un AAAAAAAHH retentissant ébranla le Palais Vivant. Tara esquissa une grimace confuse. Si elle avait voulu tuer le dragon, elle n'aurait pas fait mieux. La jeune fille dit un timide :
- Euh je vais bien et vous ? (???)
- Qui êtes-vous ?
La sorcelière fut déconcertée par la question. Maître Chem était-il devenu fou ? Mais le dragon continua :
- Si vous aviez voulu me tuer, vous n'auriez pas fait mieux.
- Euh non c'est Tara...
L'½il du dragon s'arrondit furieusement, ce qui était vraiment terrifiant. La jeune Tara commença à compter les secondes qui la séparait de sa mort prochaine quand Chem jura :
- Par mes ancêtres, comment ce fait-il que tu es retrouvé tes pouvoirs ?
- Euh je ne sais pas... Euh mais je vais appeler le chaman guérisseur... (Aie, maintenant elle attaquait ses ongles et se demandait si ça valait la peine d'entamer les phalanges) Euh attendez un peu...
Et elle courut à l'infirmerie (non sans avoir battu le record du guépard en matière de rapidité – Monsieur le guépard fait quand même du 110 km/h !) hurla, le souffle coupé, arrivée à destination :
- Maître... pas... aide... !
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Sur le Courageux, Robin se réveilla soudainement, transpirant et atteint d'un bon rhume. Le capitaine, apprenant la nouvelle par un médecin aux trois yeux rouges fit en lançant une main brutale sur le dos du demi-elfe (qui faillit cracher ses tripes mais se disant que vraiment il ne fallait pas en rajouter) :
- Tsss... Mauvais ça, mon garçon... (- Noon c'est vrai ?, grimaça mentalement Robin) Tsss (- Et arrêtez de faire Tsss enfin !) Tsss j'espère que tu iras mieux...
Un éclair rougeâtre passa dans ses yeux. Robin exécuta un glup discret et le capitaine s'en alla. Le médecin parla aussi :
- Vous pouvez vous reposer une semaine ou... moins. Adieu !
Et sous cette réplique digne d'un film, (et signifiant clairement sa conviction qu'il ne devait pas revoir Robin vivant ou du moins entier) il partit de la pièce. Le demi-elfe retomba dans ses oreillers, déprimé. Comment avait-il pu en arriver là ? Il se posa la question durant toute la journée, persuadé qu'il n'arriverait jamais à dormir la nuit venue. Grossière erreur, étant donné que Robin dormait comme un loir (sans les ronflements, avantage incontestable) une heure après.